Pages

10.5.17

POINT CORPS / POIDS / CLOPE

iawhfbwvwhpx





Intro : 

Salut les copains, 

j'espère que vous allez tous bien ! 

Vous noterez qu'un retour moins d'un mois après le dernier billet, ça claque. Je ne suis que fierté. 

Avant toute chose, vous avez dû voir que l'en-tête du blog ne s'intitule plus "Une Chic Fille", j'ai envie de changer ... Et comme je suis douée d'une grande créativité, j'ai mis mon prénom. En attendant, j'ai déjà demandé aux gens autour de moi comment je pourrais appeler le blog ! Parce que la chic fille, je trouve ça plus super adapté et puis je voulais quelque chose de plus neutre. Moins jeu de mot / Moins girly / Moins un truc qui a 10 ans et que c'est vieillot maintenant. 

Alors si vous avez des idées, ça me ferait bien plaisir.

Billet du jour  : (et billet qui nécessite que vous posiez au moins un RTT)

Pour le billet du jour, je voulais refaire un point sur le corps, le poids, la nourriture, ma bataille. 


Bien, pour les nouveaux de la bande (sait-on jamais), je suis une ancienne très mince fumeuse qui a stoppé son vice il y a presque 7 ans et qui depuis a pris du poids ... Beaucoup de poids ... Pas les 5 kilos réglementaires ... Non ... pas même les 10, j'ai été en roue libre. 

J'ai tenté de remédier à cela mais mon coup de fourchette étant franc et massif, j'ai comme qui dirait plutôt échoué. 

Ca me soule d'être moitié grosse. Ca me soule parce que ça rend tout plus relou (c'est le cas de le dire) et que se porter est une expérience dont j'ai envie d'avoir fait le tour. C'est chiant pour le sport (putain que c'est chiant), pour les fringues, pour le moral, pour l'été et pour l'estime de soi. 

La vérité c'est que j'aimerais être au-dessus de cela mais ce n'est pas le cas, je passe mes étés beaucoup trop couverte pour que cela soit confortable et je dois dire que j'ai beau me forcer, essayer de me dire que je m'en fous, que c'est pas grave, que je suis en bonne santé (ce qui est vrai et relatif en même temps, le surpoids, en ce qui me concerne, ne ressemble pas peu ou prou, à la santé que j'avais avant lui, mon corps (et ça m'est spécifique, je ne peux parler que de ma propre expérience) n'est pas dans la joie d'être même quand il ne se regarde pas dans le miroir, je me trouve objectivement en moins bonne forme). 

Malgré tout ce que je viens de vous décrire, malgré la lourdeur, malgré le souffle court, malgré les cuisses qui se touchent, je n'arrive pas à changer mes habitudes notamment alimentaires.

Habitée par toute l'ambivalence de mes conflits internes (en psycho, j'ai appris ça cette année, cela s'appelle un conflit intra-personnel ), je n'arrête pas le Coca autant qu'il le faudrait, je ne mange pas assez bien et comme cette année a été dure physiquement et intellectuellement mon cerveau ne faisait que quémander du sucre et docile comme je suis, j'ai fait n'importe quoi. 

Après les lectures des billets de Caro (Pensée de Caro) sur le docteur Zermatti, je me suis dit que pour arrêter d'autant manger, il fallait simplement que je ne mange que quand j'ai faim et que j'arrête de manger quand je n'ai plus faim... 

Simple, non ? 
Ben dis comme ça, grave simple. 

Une tentative, 2, 10 ... Je n'y arrive pas ! Je mange beaucoup trop et sans fin. 

C'est étrange parce que je n'ai pas tant l'impression de gérer mes émotions de cette manière (sincèrement, je ne bouffe pas de stress ou de tristesse) ... Alors merde, pourquoi je ne réussis pas à faire un des trucs les plus basiques du monde, écouter la faim de mon corps et s'y fier. 

Je vous jure, ça parait simple, ça fait des mois que j'essaie de manger à ma faim et je n'y arrive pas. 

"Ni rire, ni pleurer, ni haïr, mais comprendre."
Spinoza  (ouais je sais je suis relou avec Spinoza)


Pistes de réflexion : 

Alors après les x années passées à me flageller sur la question ou à me moquer de moi, ou encore à ne pas me regarder directement dans la glace, j'ai décidé d'envisager cela sous un angle différent. 
Plus d'émotion qui déborde, j'ai eu envie de comprendre ce qui, finalement, se cachait derrière cela.

Ouais parce que durant ces x années, j'ai essayé de me "dresser", de me faire entendre raison (sans réfléchir à ce qui s'était passé), de "faire attention" (ce qui est très relatif puisque à part stopper le Coca quelques jours on ne peut pas vraiment dire que je m'y suis sérieusement atteler or, j'ai bien besoin d'une éducation alimentaire parce que même si je vois ce qu'il faudrait faire, ben je le fais pas ... Pourquoi ? Pas une foutue idée), bref de faire preuve d'auto-autorité, ça a toujours très bien marché avec moi, mais là zéro résultat ! C'est quoi ce bordel ? 


J'en suis arrivée à une étrange conclusion (oui parce que si j'écris ce billet c'est parce que j'ai trouvé une piste qui, même si elle ne m'a pas encore emmenée sur le chemin de l'allègement, a le mérité d'être peut-être pertinente) : J'ai réussi d'arrêter de fumer facilement (alors que c'est souvent qualifié de difficile) mais manger normalement, quand j'ai faim tout simplement (et jusqu'à ce que la faim cesse), et bien dernière son caractère a priori naturel, je n'y arrive pas


L'autre soir, on discute Yassine et moi, et on arrive à parler de poids. 

Je dis encore qu'il faut que je maigrisse ... 

" Tu veux perdre combien de kilos ? " qu'il me demande

... " Je sais pas combien je veux perdre "

" C'est quoi ton poids idéal alors ? "

Du tac au tac je lui réponds à , le poids des cuisses qui ne se touchent pas. 


Oui c'est cela que je veux. je ne veux pas d'une taille spéciale (même si fatalement ça implique d'en perdre) mais ce dont je veux me débarrasser, c'est de l'inconfort corporel voire de la douleur (les cuisses qui se touchent ça fait mal et ça fait tellement mal qu'à chaque fois que ça arrive, c'est à dire tous les étés,  j'en suis rendue à mettre des genres de cyclistes pour limiter les dégâts (glam sa race)). 
Je ne souhaite pas que remettre mes jeans d'avant et pas penser à comment je me sape vu que je me sens bien dans tout, non, j'en suis même plus à espérer ça (ça craint, en vous écrivant tout ça, je me rends compte que j'ai perdu tout espoir, putain) j'en suis juste à vouloir ne plus trop avoir mal aux cuisses cet été (enfin entre autres mais vous voyez l'idée) ! Et mettre des jupes tranquille.

(Ouais j'ai prévenu que ça serait long mais vu mon rythme de postage, vous avez au moins 1 mois pour le lire, du coup, j'y vais franchement)

Donc on continue la discussion avec Yassine et il me parle de la relation toute particulière que j'entretiens avec la nourriture et dont je ne me suis pas aperçue. 

Depuis l'arrêt de la clope, la nourriture occupe une place centrale dans ma vie. 
Quand je vais à la fac par exemple (en Airb&b) je me fais des paniers de ouf, je ne supporte pas de manquer du moindre truc, la nourriture c'est devenu dans ma vie méga central en plus d'être un plaisir. Je suis plus gourmande que la plus gourmande de tes copines.

Et vraiment, je ne trouve pas que cela soit en soi un problème, mais en en parlant avec Yassine, je me suis souvenue que fumeuse, c'était avec la clope que j'avais ce type de relation. J'anticipais, jamais en panne de clope et kiffais fumer. 

J'ai toujours été surprise de la facilité avec laquelle j'avais arrêté de fumer. Et bien en fait, je n'avais peut-être pas tout à fait arrêté de fumer. 

" C'est peut-être maintenant que tu vas vraiment arrêter de fumer !" me dit Yassine.

Et d'un coup ça s'est éclairé, il avait raison, j'avais tout bêtement déplacé mon addiction, c'est pour ça que ça avait été si simple et c'est aussi pour ça que je mangeais autant. 

En arrêtant de fumer j'avais peur de l'ennui, l'ennui de ne plus fumer. 
Et quand je mange sans faim, c'est exactement ce que je comble, une certaine forme d'ennui. Ni la tristesse, ni la colère, non l'ennui un peu vague de celle qui ne sait pas quoi faire pour occuper ses mains. Alors ça parait facile à compenser l'ennui, mais détrompez-vous, en tous cas de mon côté, c'est plus compliqué qu'il n'y parait. 

Ca plus cette conasse d'habitude qui n'aide personne et c'est comme ça que je me retrouve là, à vous écrire et à manger grosso modo comme une ado qui n'a peur ni de grossir ni de la mauvaise santé. Mais qui à l'intérieur d'elle-même se regarde comme une étrangère sur laquelle elle n'a pas le moindre pouvoir. 

Le problème, c'est que ça va sûrement être plus difficile de modifier doucement mon rapport à la nourriture et à manger à ma faim et juste à ma faim parce que cela nécessite de la mesure et de l'équilibre. 
Je ne peux pas, comme avec la clope, arrêter de manger. Si vous me lisez depuis longtemps, vous savez que je suis bien meilleure dans la radicalité que dans la mesure et là, je vais devoir apprendre à la faire. 

Conclusion : 


Du coup je sais pas trop comment m'y prendre, est-ce que je dois considérer cela comme l'arrêt du tabac avec un commencement difficile et un équilibre qui se rétablira à mesure que le temps passe ? 
Peut-être que j'aurais besoin d'aide et que seule ça va être difficile ? 

Vraiment je ne sais pas ... 

Je voulais vous faire part de ces petits pas de réflexion qui, même s'ils ne modifient pas encore mes comportements, m'aident à y voir plus clair. 

Si vous avez des pistes, idées, prolongements de réflexion, des trucs qui pourraient m'aider, je vous en serais sincèrement reconnaissante. Et je dis pas ça pour la forme parce qu'en vrai mes cuisses qui redoutent les meurtrissures estivales et moi on a besoin d'un petit coup de main. 

Je vous embrasse bien fort. 

Je reviens un peu vite.

Du love et du love





CONTINUER LA LECTURE

17.4.17

CHACUN SON RYTHME

beyonce : Ryan McGinkey


Beyoncé / Ryan McGinley



Salut la jeunesse ...


Ouais je sais, c'est impardonnable, tout ça tout ça, j'avais dit que je posterai mes trucs préférés de 2016 et je vous ai salement, très salement lâchés.

J'ai hésité à vous dire que j'arrêtais le blog au vu de mon incapacité chronique à y consacrer du temps mais en fait non j'ai pas du tout envie.

(Je vais tutoyer dans ce billet alors pour les psychorigides du vouvoiement, je suis désolée mais faudra vous y faire)

Des événements récents dans ma vie m'ont fait penser que je n'avais pas passé 10 années à vous raconter ma vie, parler des fragilités, de mes peurs, des choses que je voulais faire, de mes ambitions et de conflits internes qui m'empêchaient de les réaliser si c'était pour ne pas vous dire comment l'histoire pouvait aussi continuer !

Ma vie est pas plus importante que la tienne, mais toi et moi c'est la même.  Alors si c'est pas la grande forme, que t'as envie de baisser les bras, que tu penses que ta vie est un énorme raté, accorde-moi 2 minutes pour te raconter un truc.

Un truc qui peut-être ne changera pas ce qui se passe dans ta tête, mais qui te montrera que les choses ne sont pas pour toujours comme elles sont là maintenant.


1. 
En 10 ans de blog, la question qu'on m'aura le plus posé c'est "tu fais quoi dans la vie?"

Sans nul doute la question source de plus d'angoisse pour moi... je ne répondais pas, feignant le mystère parce que d'avance je savais que la réponse serait décevante.
Je ne faisais pas grand chose en fait, point de flamboyance professionnelle alors que tout le monde commençait à s'installer, à devenir un adulte responsable, à devenir "quelqu'un", moi je vivotais dans des tafs moitié payés et je faisais des grasses mat' de tristesse et de regret.

Engluée dans une vie bien en-dessous de mes envies profondes je regardais les années passer (les années peuvent passer vite, surtout dans l'ennui) en me demandant bien ce que j'avais foutu pour en arriver là.

Les années qui défilaient me pétrifiaient de plus en plus : 31 ans, 32 ans, 33 ... 34 ans... 35 ans...
"Putain mais Marie c'est quoi le problème?
Si rien n'est arrivé à 36 ans c'est que t'as laissé passer ta chance, tu vas continuer à vivoter comme ça sans rien réaliser... Attends t'as dit que tu voulais écrire un livre, pourquoi tu le fais pas?"

Alors j'ai essayé de l'écrire. Le premier j'avais 27 ans.
Une autre tentative quelques mois plus tard... Ca n'aboutissait jamais... Je recommençais, et je n'y arrivais pas... Et puis est-ce que vraiment j'avais un truc à raconter?

Le livre c'était un rêve, un truc qui me tenait pour ne pas m'engager mais il y'a un truc que je n'avais pas mesuré c'est que c'est dur d'écrire un livre et que je n'en étais pas capable.

Pas en soi, mais dans le mode de vie que j'avais c'était nettement au-dessus de mes compétences.
Une compétence c'est pas en truc qui existe en soi, à froid, ça doit exister quelque part, savoir si je peux ou pas écrire un livre n'est pas la seule question à se poser. La question à se poser c'est si je suis capable de l'écrire ici, là, comme ça, dans ma vie du moment.

Comme j'étais pas la dernière pour me culpabiliser j'avais extrait cette nuance (de taille) de ma pensée, parce qu'elle était limitante.
Et j'avais besoin d'un grand rêve, plus grand que moi... Sauf que ça m'angoissait tellement parce que je ne le faisais pas et que je ne pouvais plus me raccrocher à ce rêve pour justifier cette vie qui ressemblait à une vie d'attente.

Les "rêves" en ligne de mire ne disent rien de nos capacités. Voir plus grand que moi ne m'aidait pas à allait bien,  pire ça m'angoissait.

Je me méfie de plus en plus des idées simplistes que l'on peut parfois trouver dans les bouquins de développement personnel (et pourtant ça a longuement été ma passion).

Vous avez vu la saison 2 de Mr Robot ? Le personnage d'Angela résume plutôt bien la situation... Lire des bouquins, écouter des mantras pour aller bien et au fond de son coeur, être irrémédiablement triste.
C'était un peu moi ça, alors même que j'avais l'impression de tout faire pour m'en sortir (spoiler, je m'y prenais mal!).

Derrière les trucs de développement personnel se cache cette idée que tout est de notre faute et que le bonheur est à portée de main... Je ne crois pas à ça, je crois même que c'est une pensée simpliste qui n'aide personne, qui peut même être néfaste, comme tous les modes de pensées simplistes.

Si c'était aussi facile que de se répéter que tout va bien et que tout est à la portée de notre main (i.e. de notre volonté d'être heureux, lol), je pense que ça se saurait...

Ce qui m'a aidé cette année, c'est de me sentir à la bonne place et de  faire (faire, c'est le verbe important dans cette histoire) des choses que j'aime faire.

Ce qui m'a aidé c'est l'action, c'est voir qu'on peut faire les choses sûrement pas imaginer qu'on peut le faire. Après tout, qu'est-ce qu'on en sait? Et puis ces conneries de "quand on veut on peut", à part nous angoisser et nous culpabiliser, ça sert à quoi exactement?

Parole de groupie de Spinoza, ça sert à rien.
N'oublie pas que les choses sont quand même plus complexes que ce qu'on veut te faire croire, alors arrête de t'en vouloir pour un oui ou pour un non... pas parce que c'est moralement répréhensible de t'en vouloir comme ça, non, ça on s'en fout, mais surtout parce que ça ne marche pas.

T'as dû noter que se culpabiliser ne te rendait pas plus performant? C'est comme les régimes, si ça marche pas, c'est pas de ta faute c'est de la faute de la méthode.


Ce désir d'écrire un livre m'a maintenue dans une existence un peu médiocre parce que je n'avais pas besoin de me réaliser autrement, j'avais un truc plus grand que moi qui me tenait la tête tout en haut dans les étoiles.


2. 

Autre révélation qu'il faut vraiment garder en tête quand tu trouves trop vieille pour enfin entamer ta vie :


CHACUN SON RYTHME


Mon rythme est plus tardif que la plupart de mes amis, je suis une ado un peu attardée qui n'a pas pris en charge ses ambitions de réussite à bras le corps plus tôt, pour tout un tas de raison, je l'aborderais peut-être un jour, mais aussi parce que c'était pas mon moment.


Tout est est mis en case, tout. L'âge de la vie, l'âge du travail, l'âge de l'amour, l'âge du canapé 3 places et tous les autres trucs.
Mais moi, je ne trouvais jamais ma case, en permanence à côté de la plaque ...

Certes on pourrait se dire que j'ai un peu perdu de temps... mais je ne me le dis pas parce que ça ne servirait rien!

Je me retrouve dans un mode de vie qui m'est spécifique, qui me va bien et que certains qualifieront d'adolescent, mais j'assume.

Je vis avec mon meilleur copain de la vie et mon amoureux.
J'ai repris un master, je bosse, j'adore la fac, je m'y sens très bien.
Je me réalise dans ce mode de vie. Et j'ai 37 ans et je te jure que c'était pas gagné pour moi. Baisse pas les bras maintenant, tu sais pas ce qui va se passer.
Je te jure t'en sais rien... Et j'ai passé des années à me lamenter, sans une once d'optimisme mais à un moment ça a tourné.

Pendant 10 ans c'était pas toujours ça (souvent c'était pourri dans ma tête), j'étais pas super bien dans ma peau, un peu aigrie, un peu en colère, des moments étaient doux et lumineux mais je gardais au fond de mon coeur le sentiment d'un immense gâchis.

Et ben je te jure, qu'en fait c'est parfois plus nuancé la vie.
La vérité c'est que c'était pas mon moment.
Et cette loose là me fait mesurer la chance que j'aie et la chance que c'est que d'être à la bonne place.

Moi aussi (t'inquiète moi aussi je me comparais même si je savais que c'était pas très utile, je ne pouvais pas m'en empêcher!) je voyais mes copains et copines et j'avais l'impression qu'ils avaient des vies que je percevais plus abouties et mieux que la mienne (t'inquiète plein de gens  font genre alors qu'en fait c'est pas aussi bien que tu le crois) et ça me pétrifiait parfois de honte. Ouais carrément...

Garde ça en tête, chacun son rythme et arrête de te culpabiliser. Et va lire Spinoza (ou des résumés parce qu'on va pas se mentir, L'Ethique, ça fait peur et c'est dur). Ca veut pas dire que t'es responsable de rien, que c'est pas de ta faute, non.

Sors de la culpabilité (guère productive) et entre dans l'ère de la responsabilisation (à mort sa mère productive). 

Et pour reprendre les mots de mon ami Karim, "Ne "t'essentialise"pas, ne te dis pas que tu es ceci ou cela, que tu es mauvaise, nulle, incapable, ça ne sert à rien (ouais entrons dans l'ère de ce qui est efficace ou non efficace pour toi) et dis toi juste que "tu as merdé"... Et si tu as merdé, tu essaieras de ne pas merder la prochaine fois..."


Je te love 

 You and I gonna live 4ever 







CONTINUER LA LECTURE

19.2.17

BILAN 2016 PARTIE 1

IMG_8015



Ian Isiah que je ne connaissais pas mais que j'écoute jusqu'au bout et que j'ai découvert sur le blog flambant neuf de La Lionne




Bien, bien, bien... Ouais voilà qu'on est rendu en février...

Marie aka le fucking sens du timing. 

J'espère que vous allez bien, je reviens avec, du coup, mon bilan 2016 que j'avais promis et que j'ai failli zapper. 

Vu que le temps nous est vaguement compté, je vais le faire en partie et mélangeant un peu tout dedans, une sorte de salade piémontaise dans laquelle j'aurais rajouté de l'ananas en tranche comme j'ai un goût relatif.


Phrase de l'année: 

 « Je ne dors pas et je m’en fous, j’arrange ma vie autrement ». 
Raymond Queneau

Alors j'ai connu une année compliqué en terme d'insomnie. Je l'ai vaguement abordé dans le blog mais j'ai le sommeil compliqué.
Depuis quasi toujours, j'ai du mal à m'endormir, je me tape régulièrement des journées sans avoir dormi du tout... Spoiler, c'est tout pourri mais on y survit.
Donc là,  avec tous mes changements de vie, je me suis tapée 2 mois avec une nuit blanche par semaine, et pour les autres nuits, entre 3 et 4 heures de sommeil par nuit. Spoiler, bonne ambiance générale, quand on dort pas, on voit vite pourquoi le sommeil c'est la base de la Pyramide de Maslow, quand on bascule dans un état de veille étrange dans lequel on se met à chialer pour un rien... En plus cette année j'ai un peu besoin de mon cerveau qui, sans sommeil, est le roi des gogols.

Mais cette phrase de Queneau m'a décontracté.
En fait, rien de pire pour gérer les insomnies que se sentir mal de ne pas dormir, tant pis c'est comme ça. Une fois qu'on sait qu'on y survit, ça va mieux.

Depuis je dors mieux, mais on est à l'abri de rien...


Les fringues cette année: 

Moches. Si je devais résumer les looks de l'année je dirais "je m'en carrais pas mal du coup, il est certain que j'ai pas fait un concours d'élégance".
Plus sobre que sobre, au-delà du casual, je m'en foutais, jamais sapée aussi vite le matin que cette année. Quel temps de gagné...Après j'ai pas mal de nouveaux trucs mais j'ai passé quasi toute mon année en jean un peu mal coupé et pulls (ouais je m'acharne avec les Mom Jeans alors que restons sérieux, ça ne me va pas!).
Taf + Fac + Insomnies donc = la mode ce truc de quand t'as le temps.

En gros, comme pour les autres, cette année a été  un retour fracassant des cols roulés dans mon armoire qui avaient disparu depuis 1000 ans rapport que mes cheveux sont gros. là j'aime bien, c'est beau, c'est simple.

L'autre énorme retour de mon armoire cette année, attention ça va être sexy prépare toi pour le changement de culotte, c'est le Damart.
Ouais ce truc Termolactyl qui tient chaud vener est ma grande passion de l'année. Ca a commencé avec un cadeau de ma mamie à Noël. Deux Damart que j'ai portés jusque dans mon lit (re-culotte?) et qui m'ont chauffé pour en racheter d'autres (en dentelle, sexy mother fucker) que j'adore...
Du coup, quand ton coup de coeur de l'année en sape c'est les Damart, on peut clairement dire que tu vieillis, non?
Surtout que pour les plus anciens d'ici, vous vous souvenez que, ancienne nancéienne, je me baladais dans les hivers à -12° moitié à poil sur la place Stan ("moitié à poil" = t-shirt / perfecto), donc là j'ai méchamment changé.
Vivement l'année des robes de chambre.


Vincent Dedienne :

vincent dedienne2


Ouais le mec a carrément une catégorie à lui tout seul.
Je ne le connaissais pas avant de regarder Quotidien cette année, et immédiatement ça a été un énorme coup de foudre.
Bon je suis loin d'être la seule, on est tous un peu fan, non?
Moi je suis la groupie de base, dés qu'il ouvre la bouche, je pouffe avec des grands yeux écarquillés pour ne pas en louer une miette. Je l'adore.
Je le trouve adorable et très, très drôle. Et émouvant aussi des fois.


Françoise Sagan :



sagan


J'avais lu il y a plusieurs années Bonjour Tristesse, dont je ne savais trop quoi penser si ce n'est que ça ne m'avait pas transcendé.
Et puis sur l'appli de livres de l'Iphone (Ibooks?) j'ai pris Aimez-vous Brahms, son quatrième roman, dont la thématique m'intéressait tout particulièrement, tmtc et que j'ai dévoré.

J'en ai lu plein derrière, j'ai adoré aussi. C'est d'apparence légère (j'en ai déjà parlé sur le blog, je sais) mais vachement profond, et hyper mélancolique. J'ai pas arrêté de surligner des phrases que je trouvais brillantes, drôles ou tristes voire parfois les 3 en même temps.
Son esprit est comme une bulle, son apparence légèreté est douce et un peu triste.



Ma chanson de l'année :

une miss s'immisce


On sait pas trop comment vu que j'écoute et adore Exotica depuis super longtemps, j'en ai vachement parlé sur le blog (Désorbitée étant un de mes coups de coeur de la vie avec Des larme sur ses disques) mais je n'ai découvert leur reprise de Une miss s'immisce de Françoise Hardy qu'en voyant le Juste la fin du monde de Xavier Dolan cette année.
Et j'adore, mais alors de foufou, leur reprise.
Chanson sûrement la plus écoutée de l'année.
Je vous mets la scène du film dans laquelle cette chanson est et qui est sûrement ma préférée du film.



Revival musique :

Avant de vous parler des nouveaux trucs musicaux de l'année 2016, je voulais refaire un point sur les vieilleries musicales que j'ai écoutées beaucoup cette année...

Je vous les mets à la suite, y a du slow qui tâche (j'ai réalisé cette année que j'adore les slows 70's et 80's), de l'électro et d'autres trucs.















Du coup il nous reste de la musique, du ciné et des séries à voir dans les autres parties...

Je vous dis à très vite. Et du coup vous 2016? Vous avez découvert des trucs chouettes.


 LOV U  

CONTINUER LA LECTURE

10.2.17

SANS MAGAZINE?

Stack-mags



Des tas de fois sur le blog, je vous avais parlé de mon énervement massif contre les magazines dits "féminins" et de, malgré tout, ma difficulté à arrêter de les lire.

Étrangement ils me mettaient en lien avec un truc du féminin auquel j'étais vachement  sensible, le "beau". Enfin le beau mode et make-up qui incarnaient ce à quoi j'étais sensible. Et aussi j'avais l'habitude de les acheter, les feuilleter, décortiquer... Et on a déjà dit comme c'était dur de se débarrasser d'une habitude.

Et puis un jour j'ai arrêté, ça doit faire 2 ans que je ne les achète plus vraiment. Des fois j'oublie j'en prends un et je me rends compte 2 mois plus tard en retombant dessus que je l'ai pas lu.

Dernier en date, une pochette avec Vogue et Glamour. J'aimais bien Glamour mais là je m'en tamponne et puis Vogue, j'ai jamais compris le délire tellement les pubs à outrance et le reste semblent se foutre royalement de notre gueule. C'est comme s'il (le Vogue), me qualifiait de "pauvre et de bouffonne" à chaque fois que je le regarde droit dans les yeux.

Bref.
Aussi parce que pas mal de trucs bougent en ce moment, pas que chez moi d'ailleurs, et que les femmes (et filles) acceptent moins certaines choses qui paraissaient évidentes, les magazines incarnent pour moi un truc tellement obsolète dans leur représentation de la féminité.

Là je suis chez ma maman et j'ai lu un Elle qu'elle avait. Couverture Gwyneth Paltrow qui nous parle de ses 44 ans (qui s'en fout?).
Avant, lire les magazines induisait chez moi un truc tout chelou, l'impression que d'autres femmes avaient un avis sur ce qui était bien / bon / beau pour moi. Elles savaient mieux que moi et du coup me guidaient dans l'apprentissage du féminin.

Et, et c'est bien là où c'était peut-être que mon problème, j'étais plutôt docile avec ça. Faire partie du féminin (de ce féminin là mais je ne savais pas que c'était un féminin orienté), ça me disait bien.

Et en lisant ce Elle là avec notre Gwyneth, encore des tas d'articles sur la chirurgie esthétique, toujours la même chose. Toujours les mêmes représentations, toujours la même question d'enveloppe qui ne change pas. Les mêmes trucs, c'est marrant de continuer à ce point à s'accrocher à ces représentations là, de continuer à dire que c'est pour les femmes et pas pour les annonceurs... Qui y croit?

C'est très compliqué la pub, c'est très compliqué les médias sans sincérité (ce que l'on constate tous de plus en plus), c'est très compliqué d'être coincé dans des représentations imposées parce que l'objectif c'est de vendre, pas d'être du côté des femmes... Enfin si mais pas que, du coup c'est difficile de maintenir un discours cohérent (et émancipateur) sur ces questions.


Du coup, ne plus lire les magazines dits "féminins"? Ben écoutez c'est pas mal... Les relire en revanche provoque une étrange sensation, le léger recul pris sans les lire fait que, replongé dedans, on y perçoit vachement plus leur étrangeté et leur discours tout cliché autour de ce que c'est que d'être une femme.








CONTINUER LA LECTURE

26.1.17

TOUT SIMPLEMENT?

brillant


Petit billet tout court pour vous raconter un truc un peu marrant.

En make-up, les produits que je préfère c'est les produits "Teint".
C'est pas dur à comprendre, je ne me maquille pas tellement, du coup le bon teint c'est un peu le seul truc qui compte.

Je refais un point là-dessus parce qu'exactement comme ce que j'avais fait avec les fringues, j'ai fait une boucle avec le maquillage.
C'est à dire que d'un point de départ j'ai pris une route qui m'a ramené à ce même point (de départ donc...) A la Magicien d'Oz donc! Un chemin qui m'a montré qu'en fait, en regardant mieux, là où j'étais au tout début, ben c'était super bien.

Mon chemin  a ressemblé à ça:

Phase 1) J'étais simple, je me maquillais pas vraiment mais un peu quand même. Phase 2) Ô trop bien les vidéos Youtube et toutes ces sorties de marques et produits... Je vais les acheter... Ô j'en ai plein... Vraiment plein... Trop... Phase 3) J'ai vraiment trop de trucs, tout ce fric dépensé, putain j'aurais pu faire d'autres trucs, c'est pas comme si ça me passionnait en plus, ces trucs je les porte même pas!  Phase 4) Bon du coup, on revient au point de départ rapport qu'en fait j'ai pas vraiment changé, je porte toujours plus ou moins les mêmes trucs sachant que la seule chose que je veux, c'est avoir bonne mine...

Une fois ces 4 phases passées, il a faut s'attaquer au plus dur, rompre l'habitude d'acheter.
Ouais parce que des fois on a tendance à "psychologiser" des comportements alors qu'ils sont, tout, bêtement, un produit, une répétition de comportement, une habitude. Comprendre comment ça a commencé (l'achat de maquillage dans le cas présent) n'aboutit pas forcément à l'arrêt de ce comportement, parce que plus la compréhension, ce qui compte c'est son arrêt, non?

Rompre l'habitude, le réflexe, dans l'acte d'achat c'est, comme pour tout, difficile.
Comme quand on arrête les clopes, ou quand on veut arrêter de dire des gros mots (ce qui, évidement, loin d'être une priorité pour moi), il faut lutter contre ce très gros animal d'habitude, le cerveau.

Je suis en phase d'arrêt (encore et toujours oui, que voulez-vous c'est mon fardeau) et c'est dans cet état d'esprit que des évidences me sautent au yeux.
Oui, à mon âge l'évidence comme ça d'un coup alors que putain c'est pas comme si j'avais inventé l'eau tiède.

L'autre jour j'essaye un échantillon de fond de teint (le Vitalumière aqua de chez Chanel), je le mets et je me dis "il est grave beau ce truc".
Quand je me dis "il est grave beau" c'est, évidement, en général pour aboutir rapidement au "il me le faut. Vite. Demain. Ben quoi et s'ils arrêtaient la production".

Mais 5 minutes plus tard (rapport que bordel je suis une adulte et que, contre l'avis de Spinoza, j'ai un libre-arbitre) je me dis que c'est bizarre parce que quasi à chaque fois que j'essaie un produit teint, je le trouve beau et très réussi. Ce qui est techniquement pas possible.

Soit ils se valent tous (ce qui est effectivement une possibilité) soit c'est autre chose...

Et quelle est la constante dans mes essais de fond de teint et autres produits teint?

(1/4 d'heure où je vais méchamment me la raconter, vous voilà prévenus)

Ben la constante c'est ma peau.
Les produits marchent bien sur moi parce que ma peau va bien, pas de souci majeur, elle est normale. Voilà c'est tout. Et si j'ai envie de tout acheter parce que tout marche relativement bien c'est parce que j'ai pas de réels besoins et que du coup, ben ça va, ça rend bien.

Alors je dis pas spécialement ça pour me la crâner, mais pour montrer à quel point le marketing fait bien le job (ou alors je suis grave concon ce qui n'est pas tout à fait exclure).

Le temps qu'il m'a fallu pour arrêter de mettre ça sur le dos des produits, le temps qu'il m'a fallu pour me rendre compte qu'en fait, tout marche parce que y avait rien à réparer ...

Ce qui est une piste ô combien intéressante à l'heure où il y'a telle sacralisation des produits (ici de beauté) comme étant vecteurs de "beau, jeune, mince... mon cul" pour cacher ce qu'il y a à cacher. (Il n'y a pas toujours quelque chose à cacher mais ils ont tout intérêt à nous faire croire le contraire).

L'objet comme une (la) solution. L'objet comme incapacité à voir l'évidence.
L'objet comme prothèse sensée compenser même quand il n'y a strictement rien à compenser!

Voilà, ne jamais négliger la simplicité dans les jugements, des fois ça aide.


Je vous embrasse 

CONTINUER LA LECTURE

23.1.17

JOURNAL D'UNE APPRENANTE PHASE 1

Juergen Teller / Kate



Avant de commencer mes bilans de l'année 2016, j'avais envie d'utiliser le blog dans un autre but: faire le point sur ma reprise d'études.

L'intérêt est double, d'abord répondre aux questions que vous me posez. Beaucoup on envie de sauter le pas et m'en font part, du coup, décortiquer cela ici, les doutes que je peux rencontrer, mes victoires aussi petites soient elles et questionner les autres remises en question en tout genre, pour vous montrer cela plus "de l'intérieur".

Mon expérience ne vaut bien sûr que pour moi, mais je serai la plus sincère possible et vous pouvez me faire confiance, j'oscillerai suffisamment dans mes humeurs pour que chacun s'y retrouve! Un des avantages de la névrose ;-)

C'est presque d'un intérêt triple puisque "comprendre comment on apprend" fait partie des thématiques de ma reprise d'étude.

Ca me permettrait de garder une trace de ces années là avec assez de précisions.

J'imagine que ça ne parlera pas à tout le monde mais pour ceux que ça intéresse, bienvenue dans ma tête d'apprenante pour la phase numéro 1:  Joie / Illusions 


Fin août: Durant l'été je rencontre un mec qui me parle de l'existence d'un Master de formation de formateurs d'adultes à Brest.
Je trouve l'idée cool, je fais ça depuis plusieurs années (la formation), je gère des équipes de formateurs alors je me sens tout à fait légitime et apte à y entrer. Ce truc c'est pour moi, c'est immédiatement ce que je me dis. Enfin en tous cas s'il y a des études supérieures faites pour moi et mon expérience, c'est bien celles-ci.
L'été file.
Je ne pense plus trop à cette histoire pendant le mois de juillet mais fin août, ça me revient. Pourquoi pas tenter? J'ai à peine réfléchi, pas pesé le pour et le contre, pas pensé réellement aux conséquences de ce changement de vie.
J'envoie un mail au responsable du Master, sans grande conviction, comme ça pour voir.
Pourtant on est fin août, les grandes vacances sont bien avancées et vouloir réintégrer la fac après tant d'années, j'aurais peut-être pu y penser plus tôt. Tant pis au pire, ça sera pour l'année d'après.
Le mec me répond assez vite, me dit qu'il y a une épreuve d'entrée dans une semaine et que je peux me présenter si j'en ai envie. J'ai envie sans trop savoir où je vais.

J'ai quitté la fac depuis très longtemps, j'apprends que l'épreuve d'entrée (après un niveau licence minium) consiste à faire une note de synthèse. Je sais même pas ce que c'est une note de synthèse. Google mon frero règle vite ce problème.
Je me renseigne, comprends que je vais avoir un peu de boulot. J'ai assez peur mais plutôt rien à perdre alors je bossouille, essaie de faire des notes de synthèse toute seule dans mon coin. Pas glorieux, ça me parait dense cette histoire, on verra bien!

La veille je dors à l'hôtel, m'imaginant passer une nuit blanche (l'habitude) mais pas du tout, sur mes deux oreilles, tranquille.

Le lendemain j'arrive à la fac. "Qu'est-ce que je fous là?" C'est la première question qui me vient... Je me trouve ridicule, pourquoi je suis là? Qu'est-ce que j'en attends? Je n'y avais pas plus pensé que ça avant, là, je comprends que même si je n'ai rien à perdre, il y a de l'enjeu.
Je ne trouve pas la salle de rendez-vous tout de suite, je traîne, hésite à demander "faut vraiment que je rentre dans la scolarité... A mon âge..." (ouais je vous dis tout ça parce que forcément on se demande).
Finalement je trouve les deux profs, deux femmes, l'une très souriante et l'autre un peu espiègle (c'est dingue les projections qu'on se fait). C'est deux profs du master, elles m'indiquent la salle, leur gentillesse immédiatement me rassure. Deux autres retardataires sont là pour passer le même examen que moi. Examen qui se révélera être un résumé de texte finalement.
C'est pas trop difficile, j'ai quand même peur de mal faire.
Un entretien oral qui se passe bien, comment paraître assez sûre de soi mais pas trop non plus, c'est ce qui occupe une bonne partie de mon esprit... J'ai envie d'intégrer ce master, ça a l'air chouette et les deux profs aussi.


Début / Mi-Septembre: J'ai été prise, je peux y aller. La rentrée est le 05 septembre. Je tique, dans les années 2000 , c'était mi-octobre et là d'un coup (un coup de quinze ans) j'ai le même rapport temporel qu'un élève de 6ème.
Dans les couloirs, je me dis quand même que 15 ans à passer, de la toute petite vingtaine partout qui contraste.
Je trouve la salle, petite promo et je suis loin d'être la plus âgée.
Spontanément, je les trouve étranges, très différents du monde de la formation que je connais.
On se présente, tour de table, un des profs nous prend en photo pour faire un "trombinoscope" (je sais d'avance que je vais avoir la tête de ma grand-mère en sortie de bronchite, je n'ai dormi que deux heures). La journée se passe, sans grande conviction de mon côté, je commence même à douter.
Et puis les journées filent, les heures de cours passent, certaines passionnantes, d'autres relou (ouais comme avant, ça, ça ne change pas).
Amusant de voir comme on retrouve vite ses réflexes d'écoliers. On se marre beaucoup, on vanne, entre deux concepts, bref, l'école quoi!
J'aime plutôt ce que l'on fait, j'ai l'impression d'avoir des cours théoriques, précis, approfondis, de tout un tas de choses qui occupaient ma vie depuis plus de 10 ans sans savoir que ça pouvait à ce point se conceptualiser.
Je suis sûre de moi, pour une fois que ça m'arrive je ne vais pas bouder mon plaisir. Comme un poisson dans l'eau...
Je rebondis sur les mots, je me dis même que ça sera "facile" cette année (t'inquiète pas je vais largement me détendre après), quasi de l'ordre d'une formalité...

Je suis très heureuse d'être là, je vais bien, je me sens bien.
Les premières étapes angoissantes passées à base de "trop vieille / pas à ma place / c'est loin de ma vie d'avant / je vais y arriver?" on laissé la place à un enthousiasme débordant. Je suis très contente de cette nouvelle rentrée...


Bon du coup, vous avez compris qu'il y'aura d'autres parties... La prochaine traitera d' Ego / Déconstruction 

Bisous love je vous souhaite un bon lundi 


CONTINUER LA LECTURE

1.1.17

SALUT 2017, BIEN OU QUOI?

glitters bis



Je vous souhaite à tous une très belle année.
J'espère que le réveillon était bon, que t'as pas trop bu rapport que ça fait mal à la tête.

D'un point de vue strictement personnel, si je mets des oeillères sur le monde, 2016 a été une année plutôt belle pour moi. Pas que, certes, mais bien plus que d'autres...

Je te souhaite des trucs cool, des défis à relever, de découvrir des trucs sur toi, de l'audace, des bisous dans la bouche avec qui tu veux, plein de trucs auxquels je pense pas mais que tu sais bons pour toi. Je te souhaite de la gentillesse, beaucoup, et plus de cynisme, cette chose déprimante au possible qui a l'audace de se faire passer pour de l'esprit... Non, le cynisme, en ce moment on en a pas besoin.

Le monde ne s'écroule pas, la période n'est pas la plus faste, mais ça va aller mieux, c'est sûr, on a qu'à attendre en faisant de notre mieux, ça sera toujours ça de pris.

En ce qui me concerne, oui j'adore les résolutions, j'en prends tous les mois, 2017 ça sera:

- Arrêter de croire que mes motivations / envies / goûts / aspirations sont universelles
- Faire de mon mieux
- Travailler la bienveillance envers les autres et envers moi
- Faire encore plus de nouveaux plats
- Avoir un chien (cette année est la bonne , j'en veux un depuis que j'ai 6 ans. Je me fais un monde de cette histoire, j'te jure)
- Avoir mon année universitaire
- Être disciplinée à la fac (je crois que c'est mon chantier réel de l'année... pas que pour la fac... Tu te souviens qu'écrire est un peu mon rêve total, mais force est de constater qu'il faut être disciplinée pour ça, du coup, ce que je vais apprendre cette année je pourrais l'utiliser après. J'ai comme qui dirait l'intuition que tout vient à bout du travail).

Love U sur ton front et croisons les doigts pour que cette année électorale ne soit pas un drame total, même si t'as peur, que t'es mal et que tu crois que tout va à vau-l'eau, c'est pas une raison pour accuser les autres. Relire les stoïciens, peut être une piste et surtout réaliser qu'on peut absolument être responsable de soi.

Coeur, keur, queur, ♥


CONTINUER LA LECTURE

30.12.16

DES NEWS EN BORDEL ET EN COURS ... MAIS QUAND MÊME C'EST PAS UNE RAISON POUR SE TAIRE

1455787297


Le rapport de cette photo avec le billet du jour? Zéro, mais le blouson est beau du coup, c'est une excellente raison



Je crois ne t'avoir jamais parlé de cette chanson que je trouve très jolie? 


Bien! Putain je galère à poster...

Bon je vais pas m'excuser la moitié du billet de ne pas être assidue, on a autre chose à faire!

Tu m'as manqué.


Merci pour vos commentaires et mails ça m'a fait plaisir même si j'ai eu l'impolitesse de ne répondre à rien.

Je reviens ici pour vous donner quelques nouvelles...

Je suis en vacances et pour la chilleuse professionnelle que j'ai toujours été, ça fait plaisir à mon coeur et à mon plaid en moumoute.

Je venais pour répondre aux questions que vous m'avez posé concernant ma rentrée... Et étrangement, je ne vous raconte pas grand chose alors que pourtant j'ai de quoi faire tant ma pensée bouge.

Alors cette année, la fac, ça donne quoi? Facile? Toujours le même enthousiasme ? La même joie? Le même quotidien fluide et génial?

Je vous mentirais si je vous répondais un oui franc et massif mais je ne vais pas, non plus, revenir sur ce que je vous ai déjà dit. C'est gris, plus ou moins clair et ce n'est pas massif, c'est un truc plus nuancé.

Il y a eu certaines semaines assez compliquées, ou je ne me sentais pas à ma place... En fait il y'a eu un moment où j'ai senti que ça serait beaucoup plus dur que ce que j'avais envisagé au départ et que j'allais devoir faire quelque chose que j'avais quasi contourné toute ma vie, le travail. Enfin que je dis travail, je veux dire, le travail exigent, faire tes devoirs sérieusement et arrêter de compter sur ses "facilités" (qui n'étaient déjà pas tout à fait réelles avant mais auxquelles je m'étais pourtant accrochées une bonne partie de ma vie) parce que clairement, ça ne suffisait plus là.

Je fais un Master pour devenir formateur de formateur d'adultes (ouais trop de mise en abîme), qui est un dérivé des Sciences de l'Education.
La raison pour laquelle j'y suis allée en confiance, c'est que former des adultes et jeunes adultes je le fais depuis très longtemps et je m'y sens vachement à l'aise.
Donc, avant que ça ne commence j'y suis allée gonflée d'une bonne grosse confiance (que je sais maintenant disproportionnée).

Aussi "expérimentée" que je l'étais, je n'en restais pas moins, la reine des branleuses qui n'aime pas trop travailler et à un moment ça a commencé à se voir, là, caché derrière mon enthousiasme débordant.

Si vous êtes dans l'expectative et que vous avez dans le projet de reprendre vos études je vous conseille à 1000 % de le faire, aussi difficile que cela soit (ça le sera) et autant perturbant pour votre identité que cela sera.

Perso, ça remet en question tout un pan de mon identité que je croyais pourtant stable, une partie avec laquelle je me sentais à l'aise (vous savez que ça n'est pas le cas avec toutes), alors là, la violence du truc quand j'ai vu que je m'étais trompée pendant longtemps et que je devais faire bouger plein de traits et m'adapter.

Ca va mieux, mais ça a été dur, j'imaginais pas que ça serait dur comme ça, je sors la tête de l'eau, j'espère pour plusieurs semaines même si je ne suis pas dupe et imagine bien que je risque encore de traverser des difficultés. Je suis passée de la rigidité d'esprit, celle qui fait que tu t'accroches à ce que tu sais déjà (ça s'appelle Les représentations initiales dans mon Master ) et refuse d'embrasser ce qu'on te propose tant ça met à mal tout ce que tu pensais savoir (pareil ça a un nom ce phénomène... mais ça va être relou à un moment, non? )

J'ai vraiment trop de trucs à te raconter, ce nouvel environnement, les questions que cela soulève sont assez riches d'enseignement, même si vous avez compris que c'est pas le confort total.

Petit billet pour faire un coucou et vous dire que je ne laisse pas tomber mon blog.
Je reviens vite pour les bilans de fin d'année (Musique / Ciné / Sapes / make-up / et le reste) et vous parler de mes péripéties à la fac et de mes nouveaux copains de la fac (ouais j'ai des nouveaux copains, ils sont cools).

Je t'embrasse fort et te souhaite une bonne fin d'année





CONTINUER LA LECTURE

31.10.16

PAR JOIE

ryan-mcginley_peepers-2015




« Par joie, j'entendrai donc, par la suite, une passion par laquelle l'âme passe à une perfection plus grande. Par tristesse à une passion par laquelle elle passe à une perfection moindre»

Ethique III, Spinoza

Bonjour à tout le monde, j'espère que vous allez bien. 

Merci pour vos différents retours sur le billet précédent "Healthy-skinny" et sur les pistes de réflexion. Comme vous vous en doutez, j'alterne encore à ce sujet, ma pensée passant d'un extrême à l'autre, du coup, j'y reviendrais vite je pense.

Comme vous avez pu le constater, je ne peux pas encore répondre aux commentaires, mais je lis tout et ça influe vraiment sur ma pensée, du coup, merci, malgré tout de continuer à commenter, ça me fait hyper plaisir. 


(Prenez un café, un thé a priori je vais être un peu longue) 


Aujourd'hui je vais vous reparler de Spinoza. Enfin pas de Spinoza mais de la joie et du fait qu'elle soit l'état le plus éthique qui soit. 
En tous cas c'est ce que je ressens profondément depuis cette rentrée. 
J'avais déjà pris connaissance, en partie, des réflexions spinozistes qui portaient sur la joie et du fait qu'elle soit la vertu même, mais je ne l'avais pas ressenti en moi aussi fort qu'en cette rentrée. 

Pour vous la faire courte ( je pense y revenir plus tard tant je pense que ça peut être utile de mettre des mots là-dessus) mais depuis quelques années, je constatais que mon état moral se détériorait. 
C'est à dire qu'il m'arrivait de ressentir profondément des sentiments que j'avais toujours méprisés et que je sentais bien nazes: une certaine forme d'aigreur, une colère permanente, une jalousie, même l'envie. J'ai envié. Moi. Alors c'est pas que je me sente au dessus du lot, mais l'envie c'est pas vraiment un truc qui m'habite normalement, j'ai plein d'autres défauts mais celui-ci, non! 

En fait, se développait chez moi un truc assez médiocre qui ne faisait que s'accentuer avec l'âge, la vérité, je n'aimais pas tellement ma vie (ma vie à moi, pas mes échanges, mes amours et amis mais bien ce que je faisais sur Terre. Il n'y avait ni enjeu, ni importance, je vivotais en-dessus de mes rêves et en dessous de mes ambitions... Dans ce fameux truc qu'ils appellent la zone de confort... J'y reviendrai, y a un peu de quoi dire sur la question parce que perso, je me suis beaucoup moquée de ce concept et finalement, je me demande si je ne me suis pas totalement trompée). 

Mais je ne savais pas que je l'aimais pas (ma vie), comment j'aurais pu me plaindre, j'avais tout! 
J'avais tout, mais j'avais pas d'enjeu et si je me penchais un peu plus sérieusement sur l'être humain que j'étais, c'était pas le top, on peut pas vraiment dire que je me bonifiais... C'était peu dire même!

Cette rentrée, j'ai repris la fac, je vous en ai déjà parlé. 
Et je suis tellement contente. 
Laissez moi vous dire un truc, si la vie était parfaite, toute ma vie j'irais à l'école apprendre des trucs, et je recommencerais pour apprendre des nouveaux trucs, c'est la seule chose à laquelle j'aimerais dédier mon temps (avec Mario Kart, des baby-foots avec mon mec et des moments passés avec les gens que j'aime). 
Je n'aime pas le monde du travail, enfin pas trop, je vous en reparlerais aussi (ce billet = énorme teasing) mais de ce que j'en connais (j'en ai une expérience assez mince, je ne connais pas tout le monde du travail), c'est jamais ce que j'espérais faire grande quand j'étais enfant. C'est toujours vaguement médiocre. Du coup, j'ai une tendance assez nette à m'y ennuyer comme un rat mort (oui le rat mort s'ennuie)

Là, c'est flagrant vu que j'alterne, je bosse et je vais en cours. 
Le taf que j'ai est loin d'être le pire, mes conditions sont vraiment acceptables et sous plein d'angles, je suis chanceuse d'y être. 
Mais à côté de la fac, que j'adore, c'est incomparable. 

A l'école, je suis joie, excitée, trop contente de retrouver mes copains (j'adore ma promo), et me sens vraiment chanceuse d'avoir pu y accéder. 

Et à la fac, dans la joie, je suis une meilleure personne. 
Y a pas photo, « ethiquement », je suis mieux. 
Pas que dans le contexte de l'université d'ailleurs, avec ma famille, mon amoureux, mes amis, je me surprends à être gentille (sincèrement) avec des gens pour qui j'avais peu d'estime avant. Je me sens comme portée positivement par la joie que je ressens, j'ai plus d'empathie et je suis plus ouverte aussi. 
Je n'ai plus jamais cette colère que je ressentais fréquemment. 

C'est très étrange comme sentiment, c'est la première fois que je sens aussi intimement que la "joie" est la vertu même et qu'elle influe sur tout, qu'elle saupoudre tous les aspects de la vie alors que je l'avais si longtemps prise comme un petit plus, un plaisir momentané, quelque chose de ne pas très sérieux auquel il ne fallait pas se fier. 
Trop imprégnée de l'idée que la vie "est souffrance", que c'est comme ça et que demander autre chose que cette dureté était quasi du domaine de l'indécence. 


Du coup, je comprends mieux mes aigreurs passées, et mieux encore les aigreurs des autres, leur tristesse, leur tendance majeure à être des putains de casse-délires, à toujours vouloir rabaisser la joie et l'enthousiasme de l'autre, à minimiser les réussites des autres, c'est normal, ils sont tristes, et être triste c'est être une moins bonne version de soi-même. 

Du coup, qu'est-ce qu'on peut faire? 

Dans le cas présent, je parle de tristesses et de défaites du quotidien, rien à voir avec les drames qui peuvent accabler des vies entières, ces choses là je ne les connais pas, je ne peux donc rien en dire. 
Mais je vous parle de mes défaites quotidiennes à moi, des petits renoncements, des lâchetés qu'on croit sans gravité, ces moments où on arrête de croire en soi et où on brade sa vie et ses instants, je parle plus de cela. De ce que l'on croit sans conséquence mais qui en fait finira par nous ronger. 

La joie sauve. 

Un des baromètres les plus efficaces de l'existence c'est elle, la joie. J'arrête pas de dire cette phrase d'illuminée en ce moment « Suis ta joie!». Si tu suis ta joie ça ira, tu seras sur le bon chemin. 

Mais comment on fait pour suivre sa joie? 

Clément Rosset dit à propos de Spinoza dans le Hors-série de Philosophie magazine qui lui est consacré : 

« Être joyeux suppose une purgation des passions négatives »

Dis comme ça, tu te dis "ouais enfin ça on sait déjà". 
Et moi je te répondrai comme la maman dans le film Un air de famille « Tu sais mais tu ne le fais pas»

La base c'est déjà de s'éloigner au maximum des climats hostiles. 
Ex: à Noel, je vas m'abstenir d'aller voir une partie de ma famille qui passe son temps à se marrer sur le fait que je suis "grosse" que ça serait bien que je me marre... oh lalala t'as pas d'humour, tu l'as caché dans ton cul? ( là, c'est ma vanne, personne m'a dit ça, en général, ils font même pas des blagues efficaces, ils ont l'humour sec et pas drôle ) . 

C'est con dit comme ça mais à un moment donné faut arrêter de croire que ça n'a pas d'impacts les trucs dégueus qu'on nous dit et fait. Ca en a. Et c'est aussi de notre responsabilité de ne pas s'y confronter pour tenter, toujours, de suivre sa joie et de vivre dans une meilleure version de sa vie (c'est à dire joyeuse). (Ouais je suis gravement monothématique)

Une purgation des passions négatives repose sur l'idée de les enlever de son quotidien et ne pas minimiser leur impact car elle est lourde. 

Du coup, ce que je voulais vous dire, c'est que dans l'expérience, et si ça vaut pour moi, y a fort à parier que ça vaut aussi pour plein d'autres, la joie fait de nous de meilleures personnes, pour nous et pour les autres. 
Bon Rome c'est pas fait en jour, il faut du temps pour tout, mais j'avais vraiment envie de vous parler de ça qui, pour certains, doit être une évidence, mais pour d'autres, genre moi, pas tant que ça. 

Je vous embrasse et vous souhaite une bonne journée. 




CONTINUER LA LECTURE

18.10.16

HEALTHY-SKINNY

Constance-Jablonski-Plays-with-her-Food-6



Dani, lectrice lambada et laconique dit dans les commentaires de Garance Doré :

« People pretending (even to themselves) that they want to be healthy when in reality being skinny is the real goal »


« Les gens prétendent (même à eux-mêmes)qu'ils veulent être "healthy" alors qu'être minces est leur véritable but»

Alors c'est peut-être un peu trop simpliste, mais je dois avouer qu'en lisant cette phrase j'ai souri. 
Tu sais le sourire de la fille qui s'est fait gauler et qui même si elle prétend le contraire, elle est est aussi là-dedans. 

Bon de mon côté, on peut ajouter l'hypocondrie qui aiguille ma vie dans des directions plutôt bonnes, arrêt de clopes / reprise sport tout ça tout ça... Mais clairement la volonté de perdre mon ventre et autres complexes aiguillent aussi mes choix...


Je voulais savoir ce que vous, vous en pensiez? 


La vérité autour de ce truc autour du healthy? Y a pas surtout une envie d'être gaulée plus qu'autre chose? Si je suis tout à fait honnête du plus profond de mon coeur, si on pouvait être gaulée sans réfléchir à tous ces trucs là, je prends... Bon on va pas se mentir, ces choses dans leur globalité m'ennuient plutôt parce que je trouve ça assez relou (et donc ne le fait pas... Et continue à manger des petits écoliers au petit déj et pas du porridge compliqué à faire à 6h30 du matin). 

L'hypocondrie gagne de plus en plus et me fait manger mieux pour vieillir sympa (mais pour devenir plus mince, ça marche du tout cette histoire...). 

Bref, du coup, je me demandais si la mode de l'healthy n'était pas (pour la grande majorité des gens) qu'une petite blagounette du régime qui ne s'assume pas et qui se la joue grand prince drapé dans des grands principes? 


J'ai bien aimé cette petite phrase de Dani! 

CONTINUER LA LECTURE

13.10.16

POINT SÉRIE 1

mr-robot affiche




Salut les copains,

J'avais envie de faire un petit point séries, ça fait longtemps et ça sera l'occasion de vous dire ce que j'ai aimé ces derniers temps .


✔︎ Dans mes bras et dans mon ♥  La saison 2 de Mr Robot


mr robot elliot


 La saison 2 de Mr Robot a été une belle claque pour moi (même si la fin me laisse légèrement sur ma faim).
L'an passé je vous avez parlé à plusieurs reprises ( Ici et aussi aussi là notamment ) de Mr Robot.

D'abord une claque initiale (le premier épisode restant mon premier épisode préféré  toutes séries confondues... En tous cas dans mon souvenir, parce que j'ai reregardé la série depuis le début et force est de constater que même ça semblait à l'origine assez "froid" c'est incomparable avec la direction que la série continue de prendre).
Mais la suite de cette saison 1 ne m'avait pas autant convaincue que ce que j'aurais imaginé. Sympa, bien même... mais pas ouf!

J'avais hâte de voir la direction qu'allait prendre la série après ma mine déconfite fin saison 1 sentant que la narration prenait une direction certes inattendue mais finalement assez convenue dans ses thématiques.
Ce qui était (spoil saison 1) (spoil saison 1) un vague hommage à Fight Club a, dans cette saison 2 pris une direction dingue.

Cette saison a parfois été qualifiée de molle et de moins "impactante" que la première, en ce qui me concerne, je l'ai trouvée vachement plus aboutie, plus profonde, encore plus belle formellement (ouais c'était possible) et les pistes engagées, les narrations enclenchées bien que non terminées, ont fait basculer la série dans une contemplation encore plus froide, plus bleue et plus métallique aussi (ouais ça veut rien dire mais c'est ce que ça m'a inspiré).
Jamais, et Dieu que c'est contemplatif, je ne me suis ennuyée ou ai trouvé que cela stagnait (certains diront qu'au vu des films que je mate, c'est plutôt sans surprise et ils n'auraient pas tout à fait tort).
La lenteur qu'a mis Sam Esmail au coeur de son propos a fini de me séduire totalement.

J'ai adoré cette deuxième saison.



           ✔︎ Ma série préférée de la rentrée Westworld

westworld


La nouvelle série HBO (La fin de Game of Thrones approchant il faut trouver du dense pour remplacer tout ça. Bon moi perso je suis pas fan de GOT mais je n'ai toujours pas réussi à savoir si c'était plus par snobisme (je suis cap!) que par réel désintérêt) créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy, et notamment produite par J. J. Abrams et Bryan Burk s'appelle Westworld.

Seuls 2 épisodes pour le moment et 2 épisodes qui ont plus que mis l'eau à la bouche.
C'est trop bien.
Tout de suite, j'ai pensé, même si la relation est facile, à cette magnifique série que j'adore et dont j'ai régulièrement parlé ici Dollhouse (série créée par Joss Whedon, le papa de mon adorée Buffy).

La série est inspirée d'un film de Michael Crichton du même nom (écrivain et scénariste, de Jurrasic Park et la série Urgences notamment) de 1973.

Alors je ne vais pas du tout vous raconter l'histoire rapport que c'est assez chouette de tout découvrir au fur et à mesure mais juste vous dire que j'ai déjà maté les deux épisodes deux fois.
Que, oui c'est une série qui se la raconte clairement, elle est là pour montrer qu'il y'a de quoi dire, que ça joue de dingue, que sous ses aspects je suis une grosse machine à montrer que ma chaîne en encore sous les pieds et est très puissante, ses thématiques sont plus subtiles, plus universelles, plus belles.
C'est une série assez dure, il fait y avoir un paquet de culs qui va y déambuler je le sens bien, pas mal de sang aussi, mais si ça se trouve en grattant sous ses aspects un poilou putassiers il y'aura une grande profondeur. Perso, je le sens grave, mais alors grave bien.





    ✔︎ Petit plaisir pas dingue mais sympa quand même, EASY

easy


Nouvelle série créée par Joe Swanberg que j'ai regardé un dimanche soir sur Netflix, Easy est très sympa.
Les épisodes durent une toute petite demie heure, se déroulent tous à Chicago, les personnes s'y croisent parfois, mais chaque épisode a sa propre histoire autonome (à la manière d'un Black Mirror ou The twilight Zone).
Easy analyse les histoires d'amour, sous plusieurs formes, sous le prisme de ses implications, de ses difficultés. C'est un peu amère mais ça reste assez sucrée.
C'est pas dingue de fou mais vraiment j'ai trouvé ça super sympa et ai tout maté en une soirée...


     ✔︎ Celles que j'attends de pieds ferme, The Affair (saison 3) et                       Black Mirror (saison 3) 

0005_blackmirror_1-515-tif


La saison 3 de The Affair revient le 20 novembre. Et j'ai hâte, hâte, hâte (j'ai beaucoup aimé les deux premières saisons).

Et Black mirror revient le 21 Octobre sur Netflix après une très très longue absence....

Et je suis joie.

Je vous souhaite une bonne journée


NDLR: Bon, face à un dilemme! Je ne trouve pas le temps de répondre aux commentaires, je n'aime pas vraiment ça mais sincèrement c'est un peu compliqué. Donc deux options, soit je les ferme complètement (ce qui n'est pas ce que j'aurais préféré spontanément) soit je les laisse ouverts et y réponds sporadiquement. Dites moi ce que vous en pensez?
Je vous embrasse 

CONTINUER LA LECTURE